retour en haut de page

icone blog

Le périurbain se transforme, l’agriculture aussi !

IMG 20170316 095033Le paysage agricole d’aujourd’hui n’est plus le même que celui des années 1990… et sera sans doute encore différent dans 15 ans. Retour sur les transformations à l’œuvre avec Sandrine Renault et Christophe Paglia de la Chambre d’Agriculture.

Vers un agrandissement des exploitations…

Il y a eu une transformation importante de l’activité agricole dans la périphérie de Troyes ces dernières décennies. « Le maraichage et la polyculture à vocation nourricière ont fortement diminué, avec une hausse de la taille moyenne des exploitations et un élargissement des circuits de distribution. » Ce qui se traduit par une baisse du nombre d’agriculteurs. Par exemple à La Rivière-de-Corps, ils étaient quatre en 2000, aujourd’hui ils ne sont plus que deux.

DSC00022Cela s’explique aussi par le développement urbain de l’agglomération. Des incitations ont été mises en place pour repositionner les exploitations à l’extérieur de la rocade, afin d’éviter les conflits d’usages. Par exemple pour la circulation des tracteurs. Mais la question se déplace vers la périphérie avec la construction de nouveaux lotissements et l’éloignement des parcelles.

Il reste encore des corps de fermes en cœur de bourg. Mais souvent ils appartiennent à des retraités qui continuent à exploiter quelques hectares. « La question de leur devenir se pose, quand les terres associées seront vendues » affirme la secrétaire générale de la Chambre d’Agriculture. Souvent ces batiments de qualité sont renovés pour en faire du logement locatif, ou ils sont investis par des ménages plus aisés qui les préfèrent à un pavillon de lotissement.

… et un retour de la polyculture

L’industrialisation de l’agriculture troyenne avec des exploitations et des engins agricoles de plus en plus grands va probablement se poursuivre. « Même si on observe un retour de certaines exploitations céréalières vers la polyculture avec un diversification en maraichage, et l’arrivée d’une nouvelle génération d’agriculteurs » signale Christophe Paglia. Par exemple à Saint-Germain, la SAFER a permis l’installation de deux maraichers bio, en reconversion professionnelle. Ce mouvement répond à une évolution des pratiques de consommation qui se tournent de plus en plus vers les circuits courts : « Mais à l’heure actuelle, la production ne répond pas à la demande en circuits courts ». Le succès du drive fermier illustre ce phénomène.

Les marges de manœuvre sur le foncier sont faibles pour permettre de nouvelles installations de maraichers. Il faudrait pouvoir constituer des réserves foncières destinées au maraichage notamment avec l’appui des collectivités. Les candidats ne viendraient pas forcément de la région, mais ce n’est pas un problème.

Par contre, il y a très peu de fermes pédagogiques ou de cueillette. « On ne ressent pas vraiment le besoin, et les agriculteurs sont peu moteurs. »

Des champs qui doivent cohabiter avec d’autres usages

Randonneurs, joggeurs, cavaliers : le nombre de promeneurs est en augmentation. Plus on est proche du centre, et plus il y a de monde. Ces usages posent peu de problèmes. Surtout que le réseau de chemins est dense et relativement stable : il permet de relier les différents villages. La question de leur entretien se pose davantage pour les forêts. Les tensions peuvent apparaitre quand il y a un risque de dégradation, avec le développement du quad ou le problème des dépôts sauvages de déchets en bordure des champs.

On observe aussi quelques frictions de voisinage entre les agriculteurs et les nouveaux habitants. « Les gens viennent chercher du calme, ils ne s’attendent pas à voir des moissoneuses-batteuses. Parfois ils sont dérangés par les odeurs et appellent la mairie. ». C’est surtout le cas en été, à l’heure où les barbecues ne font pas bon ménage avec l’épandage des engrais organiques. Mais c’est un problème que l’on retrouve aussi dans le rural.

« La Chambre d’Agriculture a mis en place une charte de bon voisinage dans le Pays d’Othe, avec les agriculteurs. Mais ce n’est pas le tout d’avoir l’outil, il faut le faire vivre ! » Des discussions sont en cours avec TCM pour reprendre ce modèle sur la nouvelle agglomération. La tendance est aussi à la hausse des relations avec les élus locaux, avec la mise en place des rencontres agriculture/territoires, pour expliquer aux élus les problématiques des agriculteurs, favoriser le dialogue et ainsi les relations entre agriculteurs, administrés et élus.

Les Essentiels du Blog

  • 1
  • 2
  • 3

Bienvenue sur le Blog de l'Atelier des territoires

Vous voici sur le blog "le périurbain à hauteur d'habitants" de l'Atelier des Territoires !

lire la suite...

La démarche Atelier des territoires

Depuis une dizaine d’années, se déploie en France cette démarche exploratrice et partenariale pilotée par la Direction générale de l’aménagement, du logement et de la nature (DGALN), du ministère en charge du développement durable, en relais avec les DREAL et les DDT.

lire la suite...

Entretien avec Jean-Pierre Abel

Pourquoi s'être engagé dans la démarche Atelier des territoires ? Jean-Pierre Abel, Président du syndicat DEPART, répond à nos questions !

lire la suite...

mini logo depart rond

Syndicat d’Etude, de Programmation et d’Aménagement de la Région Troyenne

Direction et assistance technique

28, boulevard Victor Hugo
10000 TROYES
Tél. 03 25 71 88 98
Secrétariat administratif

Mairie des Noës
10420 Les NOES-PRES-TROYES
Tél. 03 25 74 85 86
 

©2018 création du site internet à Troyes, réalisé par EnvieDunSite . fr