retour en haut de page

icone blog

Quelles mobilités dans le périurbain troyen ?

A Troyes comme ailleurs, la périurbanisation se caractérise par une augmentation des déplacements. De nombreux ménages (notamment les nouveaux arrivants) travaillent et consomment à l’extérieur de leur commune. Les mobilités constituent un enjeu central pour le bon fonctionnement de ces territoires. Comment ont-elles évolué depuis dix ans ? Quels sont les projets à venir ? Et les difficultés qui persistent ? Rencontre avec le Directeur de la TCAT, Monsieur Gyéjacquot.

Trois types de mobilités différentes : les scolaires, les seniors et les actifs

Les transports scolaires constituent une part importante du réseau de transport, même si les lignes sont ouvertes aux autres usagers. Tout l’enjeu consiste d’ailleurs à organiser les connexions avec le reste du réseau, en dialogue avec la Région. « Ca fonctionne bien pour les collèges, car les déplacements sont courts. C’est plus compliqué pour les lycées, car tout le monde ne va pas au même endroit. Certains lycéens sont obligés de faire plusieurs changements. » reconnait le Directeur de la TCAT. Et les arrêts sont parfois loin du domicile : « C’est le problème des villages-rues. Quand on habite dans le lotissement construit à une extrémité, il faut marcher longtemps pour atteindre l’arrêt ».

tan 160114 fb im visite site 176Pour la mobilité des actifs, celle-ci s’effectue surtout en voiture. D’autant que les déplacements sont souvent couplés avec un passage au centre commercial ou pour récupérer ses enfants à l’école. « Du fait de son relief, l’agglomération de Troyes n’est pas organisée autour d’un axe unique. Les flux viennent de partout. » L’idéal serait d’avoir des lignes à haut niveau de service sur les grands axes et d’organiser les solutions de rabattement pour assurer les trois ou cinq derniers kilomètres.

La mobilité de loisir des personnes âgées constitue le troisième type de déplacements. Ceux-ci s’effectuent en journée, vers le centre de l’agglomération mais aussi vers les bourgs-centres. La TCAT travaille aussi à la perspective de desserte des relais de centralité, comme Estissac ou Lusigny-sur-Barse. Le but serait de mettre en place des tournées deux fois par semaine pour relier les communes peu desservies. « On est plus sur du domicile-service que du domicile-travail, à destination des personnes sans voiture. Ce ne sera pas du transport de masse, mais ça permet par exemple aux personnes âgées de pouvoir continuer à être autonomes. »

Vers une offre plus agile : des lignes fixes au transport à la demande

« Les transports en commun ont longtemps été interprétés comme un signe d’appartenance à l’agglomération. C’est ce qui explique les nombreuses extensions de lignes qui ont été faites dans les années 2000 » explique le Directeur de la TCAT. Mais cette offre n’est pas toujours adaptée. Les fréquences sont réduites et le nombre de passager reste faible. Certaines lignes coutaient jusqu’à 85€/voyage !

L’objectif aujourd’hui est d’aller vers une offre plus en phase avec les besoins des communes périurbaines. « Nous avons expérimenté le transport à la demande (TAD) sur quelques lignes. A Torvilliers, le nombre de déplacements a doublé, pour un coût divisé par 2,5. » Ce fonctionnement est surtout adapté pour la mobilité en journée des personnes âgées, qui sont en mesure d’anticiper leur déplacement. « Avant, si on partait le matin, on était contraint de rentrer en fin de journée. Le TAD apporte plus de flexibilité sur les horaires de passage. »

« On travaille aussi avec les taxis pour avoir à terme une seule plateforme de réservation. En fonction du nombre de passagers, on envoie soit un taxi, soit un minibus de la TCAT ». Avec l’essor du e-commerce, la question du mix entre transport de marchandise et transport de personne se pose de plus en plus. « Peut-être que demain nous pourrons mutualiser nos chauffeurs avec ceux de la Poste » imagine le Directeur de la TCAT.

Covoiturage, vélos… Quelles alternatives à la voiture ?

La voiture reste le moyen de transport dominant, surtout dans les communes périurbaines. Les jeunes passent leur permis très tôt. C’est difficile de pouvoir être mobile sans voiture, surtout quand on a des enfants qu’il faut pouvoir emmener à l’école ou aux activités extra-scolaires.

Le covoiturage reste limité, car les volumes sont faibles. Difficile de trouver une autre personne avec qui partager le même itinéraire. On pourrait imaginer des plate-formes de covoiturage à proximité des centres-commerciaux. « Mais que se passe-t-il quand il y a un manque ponctuel ? La TCAT devrait pouvoir apporter une solution de substitution quand les autres options ne fonctionnent plus. Car si une personne n’a pas l’assurance de pouvoir se déplacer comme prévu, elle recommencera à utiliser sa voiture. »

La pratique du vélo reste très peu développée. Mis à part les vélovoies (qui fonctionnent très bien, mais surtout pour du loisir), l’infrastructure reste déficitaire. « Et pour que le vélo se développe comme une pratique quotidienne, il faut pouvoir garantir un plan B en cas de problème : crevaison, pluie, etc. Ce qui change la vocation de la TCAT. Demain notre rôle sera de jouer sur les complémentarités avec l’offre publique ou privée existante, pour intervenir comme un opérateur de dernier recours. »

Les Essentiels du Blog

  • 1
  • 2
  • 3

Bienvenue sur le Blog de l'Atelier des territoires

Vous voici sur le blog "le périurbain à hauteur d'habitants" de l'Atelier des Territoires !

lire la suite...

La démarche Atelier des territoires

Depuis une dizaine d’années, se déploie en France cette démarche exploratrice et partenariale pilotée par la Direction générale de l’aménagement, du logement et de la nature (DGALN), du ministère en charge du développement durable, en relais avec les DREAL et les DDT.

lire la suite...

Entretien avec Jean-Pierre Abel

Pourquoi s'être engagé dans la démarche Atelier des territoires ? Jean-Pierre Abel, Président du syndicat DEPART, répond à nos questions !

lire la suite...

mini logo depart rond

Syndicat d’Etude, de Programmation et d’Aménagement de la Région Troyenne

Direction et assistance technique

28, boulevard Victor Hugo
10000 TROYES
Tél. 03 25 71 88 98
Secrétariat administratif

Mairie des Noës
10420 Les NOES-PRES-TROYES
Tél. 03 25 74 85 86
 

©2018 création du site internet à Troyes, réalisé par EnvieDunSite . fr