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Mobilité : développer les alternatives à la voiture

Photo vloQu’il agisse du périurbain ou du rurbain plus éloigné, la périphérie troyenne reste marquée par la prédominance de la voiture. Le développement de ces territoires est d’ailleurs structuré le long des grands axes routiers.

L’enjeu pour demain : limiter la dépendance à l’automobile

La voiture est un élément essentiel du mode de vie périurbain, surtout dans une agglomération étendue comme Troyes. Vos interventions en témoignent : « Ici, sans voiture, tout est plus difficile ». « Les jeunes passent leur permis dès qu’ils ont dix-huit ans ». « Chaque famille a deux voire trois voitures ». La voiture permet d’accéder aux emplois, de faire ses courses, d’aller chercher ses enfants à l’école ou aux activités extra-scolaires… tout en laissant une grande flexibilité dans les horaires et les itinéraires.

L’enjeu n’est donc pas de lutter contre la voiture mais de limiter la dépendance à l’automobile et d’en réduire la fréquence d’utilisation (notamment pour les petits trajets). Autrement dit, de rendre possible les alternatives à l’usage individuel de la voiture. En effet, tous les habitants ne peuvent pas utiliser la voiture, à commercer par les jeunes, les personnes âgées mais aussi les précaires (les dépenses pour une voiture étant en moyenne de 6 000€/an). A cela s’ajoute la question environnementale et le problème du stationnement. « Les garages sont souvent considérés comme une pièce en plus, du coup on a de vrais problèmes de stationnement sur voirie » témoigne un élu.

En parallèle, la période à venir correspond à une évolution du modèle de fonctionnement des transports en commun. En effet, le réseau de bus ne répond pas toujours aux besoins des usagers (horaires ou itinéraires atypiques). « On a certains bus qui tournent à vide. Et ça a un coût : pour certaines lignes, le coût moyen dépasse les 80€ par trajet ! » alerte le directeur de la TCAT. La solution ne pourra donc pas passer uniquement par le prolongement des lignes de bus vers la périphérie.

La stratégie à 10 ans : diversifier l’offre de mobilité

L’amélioration des déplacements passera par une multiplication des offres de mobilité pour répondre à la diversité des besoins des habitants. Cela suppose aussi de bien prendre en compte les spécificités des territoires périurbains (plus faible densité, distance entre les villages, poids de la voiture), au lieu de vouloir reproduire l’offre des centres urbains.

Une première possibilité porte sur la généralisation du transport à la demande (TAD), en complément du réseau de bus. Le TAD permet d’éviter d’avoir des bus qui tournent à vide en proposant une offre plus flexible. Les usagers réservent leur voyage, et en fonction de la demande, un véhicule adapté est envoyé (taxi, mini-bus, bus…).
« A Torvilliers, le nombre de déplacement a doublé, pour un coût divisé par 2,5. » souligne le directeur de la TCAT, car les horaires de passage sont élargis. « Avant, si on partait le matin, on était contraint de rentrer en fin de journée. » Toutefois, ce changement suppose un important travail de communication pour être identifié et approprié par les usagers.

Une deuxième possibilité concerne le vélo. Pour l’instant, le vélo est surtout envisagé comme une pratique de loisir (cf. le succès des vélovoies) mais pas comme un mode de transport. Alors qu’il constitue une alternative facile à la voiture, notamment pour les moyennes distances. « Il faut aussi viser les personnes qui utilisent leur voiture, en leur permettant d’aller en vélo au travail de temps en temps ».

Alors que les grandes métropoles ont concentré leur politique vélo sur les centres-villes, il serait pertinent et innovant pour Troyes de mettre l’accent sur le développement du vélo dans le périurbain. Cela suppose un effort supplémentaire sur les infrastructures cyclables : « Pour l’instant on a mis des pistes cyclables là où c’était simple. Mais il reste encore de nombreux points durs, comme les ronds-points » affirme une élue.
« Les automobilistes d’ici n’ont pas l’habitude de cohabiter avec des cyclistes » témoigne sur son vélo un habitant rencontré lors de nos coups de sonde. L’enjeu consiste à mettre en place un réseau cyclable adapté aux trajets des usagers, en y intégrant les services nécessaires (réparation de vélo, garage à vélo à côté des arrêts de bus, solution de repli en cas de panne, etc.).

IMG 20170316 160919Présenté comme une troisième solution, le covoiturage apparait comme une fausse bonne idée. « L’aménagement d’une aide de covoiturage s’est soldé par un échec » reconnait le maire de Lusigny-sur-Barse. « Parfois on imagine des choses, on se dit que c’est super… et ça ne marche pas ! ».
Le covoiturage fonctionne surtout pour les trajets longue distance, à proximité des entrées d’autoroute. C’est moins adapté pour les mobilités quotidiennes dans le périurbain : « quasiment personne ne fait le même trajet à la même heure. »
Par contre l’auto-partage mériterait d’être étudié. En mutualisant certains véhicules, cela permettrait de réduire les problèmes de stationnement et de diminuer les coûts associés à la mobilité.

Ces trois pistes montrent que le but n’est pas de substituer un mode à un autre, mais de diversifier les offres proposées en jouant sur leur complémentarité. Faire en sorte que chaque habitant du périurbain puisse en fonction de ses besoins prendre sa voiture, utiliser le bus ou le TAD, se déplacer en vélo ou à pieds !

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